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Lille Métropole teste le réseau

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2010
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Après des années de vaines discussions, les spécialistes de la méthanisation affichent une mine réjouie. Depuis la loi Grenelle 2, on peut enfin injecter du biométhane dans le réseau de gaz naturel. Ou du moins on le pourra dès que les décrets d'application seront publiés. Pour patienter, c'est vers la métropole lilloise que tous les yeux sont tournés. Elle teste le procédé avec GRDF et vend, depuis quelques semaines, son méthane à un fournisseur de gaz naturel. Pas de miracle côté prix. La loi prévoit un tarif d'achat réglementé dont le surcoût fera l'objet d'une compensation payée par l'ensemble de la filière. Mais en attendant de connaître son montant exact, qui devrait osciller entre 70 et 165 euros par mégawattheure selon les déchets valorisés et le profil du centre de méthanisation, « c'est une négociation de gré à gré, indique Pierre Hirtzberger, chef de service à la direction des résidus urbains à Lille Métropole. Et donc un prix qui avoisine celui du marché du gaz naturel ». Tous les biogaz ne pourront pas être injectés. Les autorités sanitaires ont émis un avis favorable pour ceux issus des déchets produits par les agriculteurs, les ménages et l'industrie agroalimentaire. Mais il sera impossible, dans un premier temps, de raccorder des méthaniseurs de boues d'épuration ou de déchets industriels. Pour reproduire l'expérience lilloise, il est essentiel de mener une étude de faisabilité technique : GRDF, acteur privilégié pour travailler avec les porteurs de projets « dispose de correspondants dans chaque région », souligne Pierre Hirtzberger. Les principaux freins sont connus : d'abord, la distance entre l'installation et le réseau de gaz ; ensuite, la demande locale de méthane et donc la capacité d'absorption du réseau. Si les conditions sont réunies, reste à trouver les meilleures technologies pour l'injection. « Plusieurs sont reconnues, mais il manque encore une vraie référence de prix », prévient Pierre Hirtzberger. L'équation économique est d'ailleurs fragile. Le gaz doit d'abord être épuré, ce qui pourrait coûter entre 15 et 20 centimes par mètre cube selon les calculs lillois... « à condition d'avoir évalué précisément le gisement pour ne pas surdimensionner le matériel ». Le méthane doit ensuite être contrôlé, odorisé et injecté : des opérations gérées et refacturées par GRDF. Cet investissement dépasserait 150 000 euros, quel que soit le débit, ce qui pourrait freiner les petits projets ! D'autant plus que le paramètre humain complique encore la donne, la maintenance d'un système d'épuration du gaz demandant des compétences techniques supérieures à celles requises pour la production d'électricité. Les méthaniseurs ayant un débouché stable pour la chaleur auront d'ailleurs toujours intérêt à privilégier la cogénération. Une chose est sûre, insiste Pierre Hirtzberger, « l'injection n'est pas la solution de facilité ».


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