Les plastiques techniques recyclables d'origine semi-végétale de Roquette sont issus à 55 % de l'amidon de blé et de fécule de pomme de terre et le reste provient du pétrole. Ils présentent un bilan carbone inférieur d'environ 40 % à celui des polyoléfines, ABS et autres polymères techniques qu'ils entendent remplacer. La gamme Gaïalene est le fruit du programme de recherche et développement Gaïahub, développé à partir de 2007 et destiné à élargir l'activité de l'entreprise au secteur de la plasturgie. Le procédé, protégé par une douzaine de brevets et élaboré avec la société Setup Performance, a permis de développer trois familles de résines compatibles avec des applications techniques. « Des recherches sont en cours afin d'augmenter la part de matière végétale », précise Michel Serpelloni, directeur de Gaïahub. Ces résines se caractérisent par une température de fusion de 170 °C au lieu de 210 °C, réduisant ainsi la consommation d'énergie nécessaire à la transformation du plastique. Si Michel Serpelloni évoque un « prix d'introduction à la hauteur des investissements très importants », il se dit confiant sur l'accueil du produit. Le marché de la plasturgie, qui représente 57 millions de tonnes de résines vierges par an en Europe, serait en effet « en attente de plastiques végétaux au bilan carbone avantageux »