L'État, le conseil général de la Loire et les professionnels des travaux publics du département ont signé une convention d'engagement volontaire visant à mieux prendre en compte les enjeux du développement durable dans la conception, la réalisation et la maintenance des infrastructures routières, voiries et espaces publics urbains. Elle prévoit de faire évoluer les modalités de consultation des marchés pour donner plus de poids aux performances techniques et environnementales des offres. Et, sur un plan plus opérationnel, elle vise, à l'horizon 2012, la réutilisation de 50 % des matériaux excavés sur les chantiers de terrassement, le recyclage de 50 % des fraisats d'enrobés et l'utilisation d'enrobés tièdes ou froids, moins énergivores que les enrobés chauds, sur 30 % des chantiers de chaussées. Dans le même temps, les flux de matériaux vont être optimisés afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. D'autre part, « la continuité des corridors biologiques sera recherchée dans tous les projets », ajoute Yves Dadole, directeur de la gestion durable du patrimoine routier au conseil général. Enfin, l'accent est mis sur une plus grande sécurité des usagers, des riverains et du personnel sur les chantiers. Un comité de pilotage et un comité technique assurent le suivi de ce programme.