Sur le marché
« Avec notre procédé Arom, nous recyclons 80 % des ordures ménagères résiduelles, contre seulement 52 % avec un traitement mécanobiologique suivi d'un compostage », assure Marc Pena, P-DG du groupe Pena, spécialisé dans le compostage et la fabrication de combustible secondaire de récupération (CSR). La recette - brevetée - de cette PME bordelaise ? Commencer par ôter, par tamisage, la fraction lourde. Composter le reste en ajoutant des déchets verts pendant une quinzaine de jours et affiner l'amendement ainsi obtenu pour produire un compost normalisé et du CSR. C'est donc la logique inverse de celle qui prévaut dans les traitements mécanobiologiques (TMB), où l'ajout d'eau rend les déchets en mélange collants, ce qui complique le tri ultérieur. « Le tamisage initial élimine le verre, les fines, les métaux, une fraction solide représentant 20 % du tonnage entrant. À l'issue du compostage, selon notre procédé Adonis Évolution, nous produisons 51 % de CSR d'un pouvoir calorifique inférieur de 17 kJ/g, utilisable en cimenterie et dans l'industrie, et 41 % de compost normalisé selon la norme NF U 44 051 », souligne Marc Pena. Pena dispose d'une capacité de traitement de 20 tonnes par jour, pour un coût proche de 100 euros la tonne. Mais avec une unité industrielle de 150 000 tonnes d'OMR par an, traitant également 70 000 tonnes de déchets verts, le coût pourrait s'établir entre 70 et 80 euros la tonne, contre 80 à 90 euros pour un stockage en CET dans la région de Bordeaux.