« Ca dépend. Ils auraient tendance à être meilleurs que les autres, à qualités comparables par ailleurs », répond Jean Carassus, consultant et professeur à l'École des Ponts Paris Tech, auteur d'un rapport sur ce sujet qu'il a remis ce mardi 5 avril à ses commanditaires, le CSTB et son bras certificateur Certivea.
A partir d'une série d'études françaises et étrangères (américaines principalement) et de douze entretiens de professionnels particulièrement impliqués, le spécialiste de l'immobilier vert émet onze recommandations pour améliorer la qualité des bâtiments HQE ou équivalents et, surtout, mesurer objectivement leurs réelles performances.
« Il faudrait mettre en place un dispositif d'observation des consommations réelles, associé à la définition de conditions d'utilisation, se référer à six indicateurs mesurables (énergie, CO2, eau, déchets, qualité de l'air et proximité des transports en commun), surveillés par un responsable « performances énergie-environnement réelles ». Il faut aussi diffuser massivement la certification HQE Exploitation, l'étendre au résidentiel et mieux l'articuler avec les contrats de performance énergétique ou les baux verts », détaille Jean Carassus. Attention, prévient-il, à ne pas rechercher la meilleure efficacité théorique, pour le seul plaisir de l'ingénieur, au tout-automatique, au risque de sacrifier le confort de l'utilisateur.
Le consultant plaide également pour une conception impliquant ce dernier, quand cela est possible, et intégrant plus systématiquement les contraintes d'exploitation-maintenance. Il milite enfin pour que l'intéressement financier à la performance énergétique ne soit plus réservé au bout de la chaîne mais concerne également l'équipe de maîtrise d'oeuvre.
Œuvre FThttp://www.certivea.fr/