Christophe Nave rame à contre-courant. Soulignant lui-même que « les vide-ordures ne sont pas en odeur de sainteté », la société Triologis, dont il est le dirigeant, tente de leur donner un coup de jeune avec un système adapté à la collecte sélective. L'usager trouve toujours une seule borne sur son palier, mais avant d'y introduire ses déchets, il est invité à indiquer leur nature. L'unique colonne aiguille ensuite le flux vers la poubelle correspondante : cartons, OMR, biodéchets... Le verre est en revanche exclu ! « Nous avons aussi résolu les questions de l'odeur et du bruit », se félicite-t-il. Les sacs sont placés directement dans la canalisation, ce qui évite leur rebond pendant la descente. Côté sécurité, un système de fermeture par disques au-dessus de chaque accès garantit l'absence d'accident.
Poursuivant sa logique multiflux, Triologis l'a adaptée aux très en vogue points d'apport volontaire. L'usager ne trouve, là encore, qu'une seule borne d'accès (avec un intérêt évident en termes d'espace public consommé en surface). Sous ses pieds, quatre à six conteneurs de 3 à 5 mètres cubes tournent autour d'un carrousel, lorsque l'usager a fait son choix, et viennent se placer sous la borne. À la demande d'un industriel, Triologis vient d'adapter son dispositif pour des déchets volumineux. À noter que pour le vide-ordures comme pour le carrousel, un système de pesée facilite le passage à la tarification incitative.