Les allers-retours des 2 000 étudiants effectuant leur stage obligatoire à l'étranger représentent 90 % des émissions de gaz à effet de serre de l'école de management nantaise Audencia. Pour réduire son impact environnemental mais aussi intégrer davantage le développement durable à ses enseignements, l'établissement a signé, en juillet 2010, un accord de trois ans avec le WWF qui débouche aujourd'hui sur la définition d'un plan d'action. « Nous avons travaillé sur plusieurs principes pour réduire l'impact carbone des déplacements de nos étudiants : préférer le train à l'avion pour l'Europe, choisir les compagnies aériennes qui disposent des flottes les plus récentes, éviter les escales et ne pas revenir trop souvent au pays », explique André Sobczak, professeur associé et directeur du centre pour la responsabilité globale de l'école. Audencia prévoit aussi de valoriser la moitié de ses déchets d'ici à 2013, d'éditer des plaquettes écoconçues notamment à partir d'un guide réalisé par ses étudiants avec le Comité 21, ou de faire rédiger par ses derniers une charte des achats responsables. Autre objectif : consacrer 10 % de tous les cours à la responsabilité sociale des entreprises. « Depuis deux ans, tous nos programmes intègrent des cours obligatoires sur la RSE. Mais cette sensibilisation ne suffit pas. Nous voulons augmenter le nombre d'heures et décliner cet enseignement par métier. Ce fut déjà les cas cette année pour des disciplines à forts enjeux comme le marketing, les achats et la finance », indique André Sobczak.