« Début 2011, les volumes ont grimpé de 10%. On devrait vite arriver à un taux de 7 kg/hb/an », confie Christian Brabant, directeur général d’Eco-systèmes. En magasin, l’éco-organisme dispose de 4 000 bornes de collecte et vise la barre des 7 000. Elles se multiplient dans les enseignes de téléphonie mobile, surtout celles du réseau Orange. D’autres enseignes sont dans la ligne de mire de l’éco-organisme, qui table sur une présence dans 3 500 points de vente de téléphones d’ici Noël prochain. Par ailleurs, les nouvelles contraintes logistiques imposées depuis peu par l’éco-organisme à ses prestataires de collecte (système d’affectation par bassin de gisement et non plus par département) commencent à porter leurs fruits. Christian Brabant estime que « la collecte s’est professionnalisée, tant en termes de regroupement que de traçabilité ». Reste que des écarts perdurent entre la métropole et les Dom, où la collecte a démarré plus tard, et entre les zones rurale et urbaine. Sans que cela soit systématique, plus la densité d’habitation est forte, moins la collecte est bonne. Étonnamment, les chiffres sont ainsi meilleurs dans certaines communes montagnardes qu’au pied des immeubles de grandes villes... En aval, l’éco-organisme a élargi l’an dernier son périmètre contractuel au contrôle des déchets dangereux issus des DEEE. « On poursuit cet effort en descendant plus en aval dans la filière afin de mesurer et de contrôler si le travail est bien fait. Car tant qu’il reste dans le déchet une fraction polluée, on est juridiquement responsable de son devenir », explique Christian Brabant. Pour mieux contrôler cette chaîne de dépollution, Eco-systèmes n’a pas hésité à se séparer de certains prestataires et à recontractualiser avec d’autres en qui il a plus confiance.Morgan Boëdec/RR