Un prototype testé depuis le début de l'année, un dépôt de brevet en mai et une commercialisation en septembre 2012 : le projet de centrale photovoltaïque flottante d'Osesol avance à grands pas. « Notre objectif est de proposer le kilowattheure décentralisé, vert, le moins cher du marché », assure Jean-Philippe Léger, gérant et fondateur d'Osesol, filiale d'Oseris. Pour y parvenir, il mise sur ses performances environnementales et économiques. Au niveau environnemental, Osesol ne prévoit d'équiper que des bassins artificiels ou des petits barrages, déjà raccordés au réseau moyenne tension pour le pompage ou l'agitation, afin d'éviter une emprise supplémentaire au sol. Côté technique, l'entreprise a conçu une structure flottante légère, aux modules sans cadres. Les pièces d'accroche, inspirées du secteur de la navigation, sont en PVC recyclé, ce qui évite la mise à la terre de chaque unité. Osesol a par ailleurs choisi du silicium amorphe, qui a un impact environnemental inférieur au silicium cristallin. Le prototype, testé sur un plan d'eau en Vendée, a permis de valider les aspects techniques du projet. Un pilote de 32 kW vient d'être installé sur une retenue d'eau agricole au début de l'automne, un autre, de 100 kW, est prévu pour une lagune d'épuration industrielle début 2012. « Cela laisse envisager un coût de revient faible, entre 1,50 et 2 euros le watt installé, et un prix de vente de 0,15 euro le kilowattheure produit, voire 0,10 euro d'ici un à deux ans », estime Jean-Philippe Léger. De quoi susciter l'intérêt d'industriels et d'agriculteurs soucieux de produire une partie de leur électricité.