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Pas de condamnation exemplaire

LA RÉDACTION, LE 2 OCTOBRE 2012
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Pas de condamnation exemplaire pour Patrick Bueno, gérant de la société LGD, exerçant à Limeil-Brévannes (94), jusqu'à sa liquidation en 2011. Le verdict de la cour d'appel de Paris est tombé. Révélé par Le Parisien (19/09/2012), il reconnaît officiellement la culpabilité du gérant mais allège la condamnation à deux contraventions avec sursis de 1000 et 10 000 euros. En juillet 2011, le tribunal correctionnel de Créteil avait condamné le gérant de LGD Développement, à 18 mois d'emprisonnement et à verser respectivement 10 000 et 7 000 euros de dommages et intérêts aux communes de Limeil et Valenton, ainsi que 1000 euros à chacun des riverains constitués en association. De cette décision, il ne reste aujourd'hui plus rien. Il y a tout juste un an (RR n°29-2011), l'État démarrait le nettoyage du site en déboursant près de 20 millions d'euros. À l'époque, la ministre de l'Ecologie en titre, Nathalie Koscius-ko-Morizet avait dénoncé ce scandale environnemental et promis de se retourner contre LGD pour récupérer une partie de cette avance. Aujourd'hui, qu'en est-il ? Les travaux de déblaiement et de traitement des déchets sont terminés depuis juin. Et la commune et ses habitants, victimes de lourdes nuisances pendant des années, n'ont que leurs yeux pour pleurer ; n'ayant obtenu pour tout dédommagement, qu'un euro symbolique. Les procédures à l'encontre des entreprises ayant confié leurs déchets à feu LGD se poursuivent. Du côté du nouveau gouvernement, aucune réaction officielle n'a été formulée, ni sur la nature de la condamnation, ni sur la suite à donner pour récupérer comme prévu initialement, une partie de l'argent public.


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