Les professionnels du recyclage des métaux se plaignent eux aussi d'une baisse accentuée des matières à recycler dans un environnement économique fragilisé. Soucieux des freins actuels, Robert Stein, président de la division non ferreux est revenu sur la volonté de protectionnisme de certains États. « La valeur de nos scrap doit et devra être appréciée par le vendeur et non par les réglementations nationales portées par ceux qui cherchent à nous empêcher de commercer librement. » Christopher Stobart, du bureau d'études CRU invité de la division a présenté les premières données de l'analyse en cours des flux de scrap en focalisant son intervention sur le cuivre et l'aluminium. La consommation chinoise est en cours d'évolution souligne Christopher Stobart, le pays tend à quitter le statut d'atelier du monde pour devenir producteur. La prochaine étape le conduira donc à n'être plus consommateur de matières recyclées mais générateur de ces matières. Il travaille actuellement sur le moment où la bascule s'opérera car il faudra trouver d'autres marchés.