Sur la carte de la Mayenne, les petits triangles verts sont par tout. Et ces triangles indiquent la présence d'un conteneur de réem ploi, géré par Emmaüs, dans une déchèterie. « Fin 2012, 32 points de collecte seront disponibles. Ainsi, tout le département sera couvert, avec au moins un conteneur dans chaque collectivité », se réjouit Laurie Guenneugues, coordina trice du projet chez Emmaüs.
C'est l'aboutissement d'un projet démarré en 2007, sur un double constat : la baisse des quantités collectées par Emmaüs et l'aug mentation des apports en déchè teries. « Nous avons entendu l'appel au secours d'Emmaüs et décidé d'organiser un test sur la déchèterie de la communauté de communes de Château-Gontier, avec un financement du Département », rappelle Delphine Montagu, technicienne à la direc tion de l'environnement du conseil général. « En six mois, nous avons collecté 80 tonnes d'objets. Face à ce succès, le conseil général a accepté d'étendre le dispositif », poursuit Laurie Guenneugues.
Entre le conseil général, les col lectivités locales et l'association, les relations sont étroites, et his to riques. « L'implication des élus des collectivités du dé par tement a été rapide », complète Delphine Montagu. Un soutien qui les mène à re fuser l’implantation d’une ressourcerie, avec d’autres associations, afin de préserver le gisement pour Emmaüs…
La généralisation des conteneurs de réemploi dans les déchèteries vise à détourner 1 kg/hab/an de déchets. Un chiffre qui sert à calculer le soutien financier des collectivités (qui reversent l’équi valent du coût du traitement), de la Région et du conseil général de Mayenne. Soit 40 000 euros par an, sur cinq ans, avec l’objectif qu’Emmaüs arrive à l’équilibre financier. « Nous serons à l’équi libre cette année, avec deux ans d’avance sur l’objectif », sou ligne Laurie Guenneugues.
L’opération a permis la création de quatre emplois. Elle-même a été embauchée pour piloter le projet, qui comprend la formation des agents d’accueil des déchèteries et l’information des usagers. « L’élimination des objets non valorisables est à la charge d’Emmaüs, donc un bon tri initial est important. Le message passe bien, puisque nous arrivons à un taux de réemploi de 97 à 98 % », précise Laurie Guenneugues.
L'opération a permis la création de quatre emplois. Elle-même a été embauchée pour piloter le projet, qui comprend la formation des agents d'accueil des déchèteries et l'information des usagers. « L'élimination des objets non valorisables est à la charge d'Emmaüs, donc un bon tri initial est important. Le message passe bien, puisque nous arrivons à un taux de réemploi de 97 à 98 % », précise Laurie Guenneugues.