Troisième consommateur européen de plastiques avec 4,6 millions de tonnes, derrière l'Allemagne et l'Italie, la France se situe encore bien loin du peloton de tête en termes de valorisation. Avec seulement 22 % de recyclage pour les emballages plastiques ménagers et 25,3 % pour les emballages industriels, l'hexagone doit encore faire des efforts, soulignent PlasticsEurope France, Valor-plast et Elipso. Selon la filière, les pouvoirs publics ne sont pas assez impliqués sur des questions de fonds comme la mise en décharge (pas de tarif dissuasif) ou l'obligation de déclaration par les metteurs sur le marché des emballages industriels. La France a généré 3,3 millions de tonnes de déchets plastiques en 2011, dont 63 % issus des emballages. Au niveau européen, l'organisation Plastic-sEurope fait campagne depuis deux ans sur « zéro plastique en décharge ». Lors de son dernier colloque Identiplast à Varsovie, PlasticsEurope a évoqué 2020, comme année butoir pour y parvenir. Histoire de motiver les pays encore trop dépendants du stockage et de booster les autres modes de traitement. Si rien n'était fait pour donner un coup d'accélérateur jusqu'à cette date, la mise en décharge pour les plastiques continuerait au moins qu'en 2037, soit 17 ans au cours desquels, l'Europe devrait mettre 80 millions de tonnes de plastiques dans un trou.