La présence dans les produits en fin de vie, de polluants peut présenter des risques pour la santé des travailleurs et l'environnement ou pour les procédés de traitement eux-mêmes (risques d'inhibition ou de d'interférence avec les procédés). Il peut s'agir de produits émergents ou de substances déjà identifiées comme à risque et interdites en France (phtalates, bisphénol A, plomb, cadmium). Une synthèse bibliographique et des entretiens auprès d'experts à partir d'une liste pré-établie de substances (nanoparticules, micropolluants, OGM, pesticides, résidus médicamenteux) ont permis d'évaluer les informations et les connaissances disponibles. Publiée par l'association Record, cette étude vise les déchets solides et liquides (effluents industriels et ménagers). Les effluents gazeux ne sont pas traités en tant que matière de départ, mais la partie volatile des déchets est cependant incluse (COV, etc.). L'ensemble des filières de traitement classiques sont concernées par le sujet, même si les activités produisant des résidus liquides (lixiviats d'ISDND, boues de STEP) sont plus sensibles à la présence des micropolluants. Pour l'incinération, les nanoparticules en particulier, soulèvent des questions quant à l'efficacité d'épuration des fumées. Le recyclage pose quant à lui le problème de la remise en circulation de produits contenant des polluants. Ainsi, les méthodes de détection classiques sont bien souvent inadaptées à la détection des nouveaux produits (nanoparticules). Les micropolluants émergents représentent des composés complexes, avec de nombreux produits de transformation. Pour compléter les informations disponibles, des efforts de R&D doivent être entrepris selon l'étude, pour chaque type de substance considérée en vue : d'améliorer leur traçage ; développer des méthodes d'échantillonnage ; identifier les effets toxiques potentiels des déchets souillés ; ou encore établir des recommandations pour la manutention et le traitement de ces déchets.