Le volume de poussières métalliques générées en fonderie est estimé en France, selon le CTIF, à 68 000 t/ an, dont 29 000 tonnes de poussières de fusion de cubilot, 3 000 tonnes de poussières de fours à induction et 36 000 tonnes de poussières d'ébarbage et de finition. Ces données datant de 2010, sont mentionnées dans un article publié dans Fonderie Magazine (décembre 2012) et ont pour cadre une étude sur la valorisation en interne des poussières métalliques. Les auteurs travaillant pour le CTIF soulignent que le gisement a fortement augmenté depuis ces dix dernières années. Cette hausse est liée principalement au durcissement de la réglementation, qui oblige les fondeurs à récupérer et traiter leurs émissions. En aval, cette contrainte pose des problèmes techniques et économiques pour la profession. De 2010 à 2012, le CTIF a ainsi caractérisé les gisements français et mené plusieurs essais dans des fonderies de fonte et d'acier. À ce jour, les filières d'élimination en France se résument à une mise en décharge ou à une cimenterie. Si les poussières sont riches en zinc, la fonderie peut facilement les faire retraiter par un affineur ; dans le cas contraire, difficile de trouver preneur. L'étude du CTIF vise à fournir des outils aux fondeurs pour trouver des solutions de valorisation en interne, viables. Les conclusions du projet montrent que la refusion de certaines poussières peut conduire à un gain de 125 euros la tonne pour la fonte et jusqu'à 1900 euros la tonne pour l'acier inox, tout en tenant compte du coût de mise en décharge évité. Un vrai enjeu industriel.