« Conforme aux prévisions, sans signe inquiétant » : Jean-Pierre Taillard, vice-président du Grand Besançon en charge des déchets, tire un bilan positif des quatre premiers mois d'application complète de la redevance incitative dans l'agglomération. En vigueur depuis septembre, cette première française pour une collectivité de plus de 100 000 habitants s'opère selon une part fixe de 50 % en combinant pesée et levée dans la part variable, pour respectivement 4/5ème et 1/5ème de celle-ci. Avec près de 6 millions d'euros pour un quadrimestre, les rentrées se situent dans le rythme prévu des 18 millions par an évalués comme le point d'équilibre. Comme prévu aussi, la facture par habitant ne bouge pas en moyenne, hors effet inflation. Mais l'évolution est diverse selon les secteurs. La stabilité concerne les 100 000 Bisontins vivant hors du centre-ville. L'augmentation est par contre significative dans l'hyper-centre, où la redevance passe de 48 à 71 euros/an, selon l'extrapolation à douze mois des premières données. Le fait de comptabiliser chaque pesée et levée impacte ce secteur situé en collecte bi-hebdo-madaire d'OMR, le double du reste de la ville. L'hyper-centre paie toutefois toujours moins dans l'absolu (81 euros pour le reste de la ville), ce qui maintient la « récompense » de son « effort » d'un apport volontaire des recyclables. Les cas de hausse concernent les utilisateurs de gros bacs, au-dessus de 140 litres en hyper-centre et à partir de 500 litres ailleurs. Autre motif de satisfaction des débuts de la RI : sa bonne appropriation en habitat collectif, où l'on observe une « forte majorité » de baisses de facture qui vont jusqu'à 6 %.
OMR les ont poursuivi leur baisse en 2012 : -8 % en un an et - 17 % sur quatre ans, sans hausse proportionnelle des recyclables, si bien que l'agglo passe sous le seuil des 200 kilos/an/habitant. Pour tomber à 150 kilos en 2015, elle s'inscrit dans le programme de prévention de 4,8 millions d'euros (dont 36 % de subventions européennes Life +) que démarre le Sybert, syndicat local de traitement au territoire plus large.