Au cours de ses huit années d'existence pendant laquelle elle effectue 28 rotations en moyenne et un trajet sur les routes d'environ 9 000 km, une palette en bois n'émet pas plus au final qu'une voiture parcourant 31 km. Cela en dit long sur la faiblesse de son impact environnemental. Sans compter qu'à la fin de sa vie, une palette est valorisée sous la forme de chaleur (broyat pour alimenter les chaufferies bois) ou recyclée (panneaux de particules et autres applications) ce qui réduit son empreinte carbone de 72 %, grâce aux impacts évités. Ainsi, une entreprise qui utilise 100 000 palettes bois par an participe au stockage de 4 550 tonnes de CO2. Ces résultats sont le fruit d'une enquête menée par le FCBA pour le compte du Sypal (syndicat des industries de la palette). Pendant un an, l'institut technologique a analysé auprès de fabricants et de réparateurs de palettes, mais aussi de transporteurs et de distributeurs, l'impact de ce support logistique tout au long de son cycle de vie. L'idée sous-jacente était également de mesurer l'impact d'une rotation de palette dans un circuit industriel traditionnel (approvisionnement, fabrication, utilisation et réparation). Pour cette étude, le FCBA a travaillé sur l'évaluation de dix critères environnementaux dont le changement climatique, l'épuisement des ressources naturelles non renouvelables et l'acidification terrestre.