Cinq ans après avoir réalisé un bilan carbone sur son seul périmètre de fonctionnement, l'Ademe prolonge l'exercice en incluant ses émissions indirectes. C'est-à-dire celles liées à la consommation électrique et aux besoins en vapeur et chaleur de sa trentaine de sites (implantations nationales, directions régionales, outre-mer). Mais aussi celles liées aux achats de biens et services (matériels, fournitures, repas) et à leur acheminement, au traitement des déchets, aux déplacements professionnels et domicile-travail de ses agents, au transport de ses clients, aux consommations des participants aux formations qu'elle organise, etc. L'ensemble a nécessité sept mois d'étude et l'appui d'un prestataire, Eco2 Initiative. Chaque année, l'Ademe émet 7 500 tonnes équivalent carbone pour son fonctionnement. L'établissement vise une réduction des émissions « de 6 % en 2014, c'est-à-dire de 455 tonnes équivalent carbone ». À périmètre élargi (scope 3), ses émissions sont dix fois plus élevées : 71 000 tonnes. Un chiffre toutefois soumis à une forte incertitude. En interne, une mission Ademe exemplaire suit ces résultats. Elle va analyser plus précisément les postes sur lesquels l'agence peut progresser, comme les achats ou les déplacements.