Novatissue a encore de la place pour valoriser les briques alimentaires. Le site vosgien de Laval-sur-Vologne produit environ 50 000 t/an de papier d'hygiène issu du recyclage de vieux papiers mais aussi de ELA (emballages liquides alimentaires). Lancée en 2011, la ligne de recyclage des briques ne tourne qu'au tiers de sa capacité, soit 12 000 t/ an entrantes sur un potentiel de 30 000 tonnes, prévues pourtant lors de son lancement. Pour monter en puissance, l'entreprise table à la fois sur sa propre démarche commerciale et l'amélioration de la collecte. Des contacts ont été pris avec Federec et des fédérations de commerçants : « Sur les 90 000 tonnes de briques mises sur le marché en France chaque année, 40 000 sont récupérées. Il est possible de faire mieux », analyse Alessandro Pasquini, le président de la société. Filiale du groupe Lucart contrôlé par la famille Pasquini (450 millions d'euros de CA), Novatissue a investi environ 6 millions d'euros pour traiter les ELA sur site à l'instar de ce qui a été mis en place chez Lucart en Italie en 2009. La brique est traitée « sans produit chimique » dans un pulpeur, pour séparer la partie papier (70 % de la brique) et la fraction aluminium/PE. La pâte est stérilisée à vapeur chaude (120 °C). L'opération produit une fibre cellulosique longue « d'une qualité proche de la matière noble », débarrassée des jus résiduels. La partie alu/PE est vouée à la valorisation énergétique ou au recyclage (mobilier de jardin, piquets de vigne…). Novatis-sue espère trouver une solution de valorisation à 100 % des ELA sur son site, mais son dirigeant reste encore discret à ce sujet.