Les observateurs notent un ralentissement des achats chinois de matières premières. Or, ce pays représente 40 % de la consommation mondiale. Les économies sont suspendues au dynamisme de l'économie chinoise. Mais, il semble que la compétitivité chinoise soit confrontée à la hausse du coût des facteurs de production ainsi que le rapporte le bulletin économique de l'Ambassade de France. Entre 1996 et 2005, le taux moyen annuel de progression des salaires réels dans le secteur industriel était de 3,5 % tandis que la productivité progressait de 7,9 %. La tendance s'est inversée entre 2006 et 2010 avec une progression des salaires de 7,7 % et d'environ 6,4 % pour la productivité. Les services français soulignent également que « face à la raréfaction des terrains en Chine, leur prix pourrait s'apprécier dans les prochaines années. » « La Chine depuis un certain nombre d'années a cherché à maintenir un taux de croissance entre 7 et 10 % en augmentant la part de ses investissements publics dans le PNB » souligne Patrick Legland, directeur recherche mondiale à la société générale dans un entretien avec Xerfi. « Depuis 10 ans, poursuit-il, la contribution de la consommation à la croissance chinoise a baissé, la contribution à l'exportation a baissé et les investissements publics atteignaient plus de 60 % en 2012, du jamais vu ! » Deux tiers de la croissance chinoise proviennent des investissements publics. La population, à en croire Patrick Legland, n'attend pas un nouveau plan de relance mais bien plutôt que le nouvel exécutif s'attaque à la lutte contre la corruption. Les économistes de la Société Générale tablent pour cette année sur une croissance à 7,4 %. Mais, là aussi, la bulle immobilière pourrait céder.