Antonio Tajani, commissaire européen à l'industrie, a présenté le 11 juin au Parlement européen un plan d'action destiné à l'avenir de l'industrie sidérurgique en Europe. Le constat est clair. La demande européenne d'acier est en retrait de 27 % comparée à son niveau d'avant 2007-2008. Le secteur a perdu près de 40 000 emplois ces dernières années en particulier sur les sites ArcelorMittal en France et en Belgique. L'Union européenne reste cependant le deuxième producteur mondial d'acier avec 177 millions de tonnes annuelles. La surcapacité mondiale est estimée aujourd'hui à quelque 542 millions de tonnes, dont près de 200 millions en Chine. Mais la commission européenne s'appuie sur les prévisions de l'OCDE d'une demande mondiale d'acier en augmentation de 2,3 milliards de tonnes d'ici à 2025. Le plan entend favoriser la formation des jeunes et l'innovation La commission met l'accent sur une loyale concurrence à encourager sur les marchés mondiaux de l'acier et des matières premières dont les ferrailles. Elle entend « assurer le suivi des marchés de la ferraille et présenter une proposition visant à consolider le règlement sur les transferts de déchets et la capacité des États membres pour lutter contre les exportations illégales, de façon à renforcer la sécurité d'approvisionnement des fabricants d'acier qui l'utilisent comme matière première. » Dans un communiqué publié dès le 11 juin, Eurofer se félicite du plan d'actions proposé par la Commission. « Il est bon de voir que la Commission considère qu'un secteur de l'acier fort et compétitif est essentiel pour l'industrie et l 'économique européennes. »