L'Est de la France est vecteur de croissance pour Leber. Le récupérateur allemand de ferrailles et métaux indique collecter une part croissante de matière sur le territoire français frontalier de ses cinq chantiers localisés le long de la rive allemande du Rhin. Sa sixième implantation se situe à Saint-Avold en Moselle. L'Hexagone apporte ainsi une contribution majeure à la progression des volumes : ceux-ci sont passés en trois ans de 500 000 à 600 000 tonnes annuelles, dont 250 000 tonnes de Non ferreux et 350 000 tonnes de ferrailles.
Le groupe familial qui siège à Offenbourg explique cette croissance par un dynamisme commercial et par des conditions tarifaires un peu plus avantageuses outre-Rhin. « Le nombre encore relativement important d'aciéries en bonne santé, tire à la hausse les prix des ferrailles. L'écart avec la France atteint 10 % en moyenne. C'est encore plus vrai pour les fonderies, dont le tissu est particulièrement riche, si bien que le différentiel augmente pour les chutes neuves », analyse Stéphane Lejeune, responsable commercial chez Leber. « Nous avons une offre de briquettes, paquets 30x30 ou encore de chutes bas manganèse qui peut amplement alimenter les fonderies », ajoute-t-il. Leber s'est doté en début d'année pour 700 000 euros d'une nouvelle presse à paquets 40cmx40 cm pour la sidérurgie, qu'elle a implantée sur son site de Kehl. Leber a triplé la surface de son chantier à Offenbourg en occupant l'espace libéré par son concurrent Amend. Engagée il y a trois ans, la diversification vers les vieux papiers fait plus que tenir son objectif. La plate-forme de tri basée à Kehl traite jusqu'à 16 000 tonnes par mois. Au total, Leber emploie 250 salariés pour un chiffre d'affaires d'environ 300 millions d'euros en 2012.