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RECYCLAGE

Bilan 2012 en demi-teinte

LA RÉDACTION, LE 8 JUILLET 2013
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Avec 67 % de recyclage des emballages ménagers en 2012 (soit 3,187 millions de tonnes), Eco-Emballages déplore une stagnation par rapport à 2011. Alors que l'objectif du Grenelle fixé à 75 % pour 2016 se rapproche à grands pas, la filière cherche encore et toujours à booster le tri. Les efforts des entreprises étaient pourtant au rendez-vous : 653 millions d'euros de contributions l'an dernier contre 584 millions d'euros en 2011. Sans oublier les 36 millions d'euros attribués entre 2005 et 2011 pour réaliser des études d'optimisation. Après 20 ans de dispositif, la mauvaise performance de 2012 montre que le geste de tri n'est finalement pas si naturel que cela. Les raisons ? Une communication sans doute encore peu parlante pour le consommateur, un dispositif de collecte mal adapté selon le contexte économique et géographique (apport volontaire ou porte-à-porte), un trop grand écart entre la ville et le milieu rural (35 kg contre 54 kg en moyenne par an et par habitant). Pour Eric Brac de la Perrière, son directeur général, il n'y a pas de miracle. Plusieurs priorités d'action s'imposent : développer la collecte au niveau des territoires, aider les collectivités à mieux connaître leur coût de gestion (en utilisant par exemple la matrice des coûts de l'Ademe et E-DD d'Eco-Emballages), cibler certains matériaux qui méritent de meilleurs résultats comme le verre (86 % hors CHR*, 70 % selon la Feve**) et le plastique (46 % des bouteilles et flacons). Et sur ce point, la filière compte beaucoup sur l'extension des consignes de tri des emballages plastiques, même si les premiers résultats révèlent quelques déceptions : hausse de la collecte de seulement 10 % et difficultés techniques sur le tri des films. Enfin, Eco-Emballages préconise de publier plus largement les bonnes pratiques. Dans ce sens, l'éco-organisme s'engage à faire passer le bonus de 2 à 4 % pour les entreprises qui aident les citoyens à trier plus. Il soutient également les efforts d'allègement et d'éco-conception (8 projets en cours avec les entreprises de la consommation et de la distribution). Enfin, qui dit collecte, dit marché et débouchés industriels. Conscient de la mauvaise passe dans laquelle se trouvent certaines entreprises du recyclage en France, Eco-Emballages veut continuer de privilégier la proximité de traitement : 97 % des emballages ménagers collectés sont recyclés en France ou dans les pays limitrophes. Mais ne voit pas d'un mauvais œil, la création à terme de plateformes régionales de revente de matériaux (plastique et papier-carton par exemple) à l'instar des appels d'offres pratiqués en Belgique, Espagne ou Italie. Avec le risque de voir tout de même certains flux partir au grand export.


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