D'ici à 2017, le Royaume-Uni s'engage à doubler le recyclage des plastiques. Selon l'organisation gouvernementale Wrap, environ 2,5 millions de tonnes d'emballages plastiques sont commercialisées chaque année outre-manche. En 2012, 25 % ont été recyclés (644 000 tonnes). Pour 2017, l'objectif a été fixé à 42 %. Les pouvoirs publics misent sur le renforcement des dispositifs de collecte en visant notamment les films et les emballages rigides autres que les flacons. Les industriels de la plasturgie à travers le BPF estiment que la collecte doit être développée mais doutent que le système actuel de recyclage soit capable de monter en puissance. Pour rappel, le Royaume-Uni a instauré l'achat de PRN/PERN par les opérateurs ou les centres de tri. Ces certificats sont délivrés par des recycleurs accrédités ou exportateurs de déchets plastiques, prouvant que les quantités collectées ont bien été recyclées ou dédiées au recyclage. Ces PRN sont supposés soutenir la collecte mais au final, seules les entreprises impliquées dans le négoce et le tri en profitent. La valeur d'un certificat dépend du matériau, de la demande et de l'offre. Si les objectifs de recyclage ne sont pas atteints, le prix des PRN augmente. Aujourd'hui ce système est controversé car il s'appuie uniquement sur la quantité et non la qualité des produits, contribuant à des exportations massives (736 000 tonnes en 2010 ont été vendues en Chine). Pour changer la donne, l'industrie a commencé à investir dans de nouveaux procédés de traitement. Ainsi, des projets sont en cours pour renforcer l'emploi de plastique recyclé dans des applications à contact alimentaire ou pour traiter des emballages légers comme les caisses marées en PSE sur le territoire. Une évolution susceptible de remettre en question l'avenir des PRN ?