Lancée en mai dernier, la REP française sur le mobilier en fin de vie fait déjà des vagues outre-Rhin. La fédération allemande du mobilier (VDM) a ouvertement exprimé ses craintes sur les répercussions possibles dans le pays. « Sans vouloir remettre en question l'aspect environnemental du dispositif, nous critiquons les conséquences indirectes subies par les metteurs sur le marché allemands ou européens qui souhaitent livrer des meubles en France » explique Elmar Duffner, président de la VDM dans une lettre adressée au ministère allemand de l'économie. Et de déplorer : « Un fabricant allemand qui vend en France ne peut pas participer au dispositif et donc ne peut soulager son client des contraintes administratives. Cela revient à faire de ce dispositif environnemental, un outil protectionniste ». À l'instar de toute REP mise en œuvre en Europe, aucun fabricant étranger ne peut s'enregistrer dans le pays du client. En revanche comme l'indique Dominique Mignon, directrice d'Eco-mobilier, la REP oblige les sites internet de vente à distance ainsi que les fabricants frontaliers de s'enregistrer auprès des éco-organismes nationaux. La REP Ameublement n'échappe donc pas à cette règle, même si pour l'instant, l'initiative française est unique en Europe.