Avant l'instauration de la contribution portant sur les textiles et chaussures mis sur le marché, peu nombreuses étaient les entreprises qui se seraient lancées dans l'activité. Aujourd'hui, la concurrence se fait rude jusqu'à déclencher des batailles…de chiffonniers. Certains n'hésitent même plus à s'attaquer aux personnes et à tordre la réalité. Le marché des textiles collectés au plus bas, des volumes de plus en plus importants finissant en décharge, le monde du recyclage textile au début des années 2000 était en perdition. Lorsqu'en 2004, période noire pour le recyclage du textile, les entreprises se sont retrouvées confrontées à une absence d'exutoire, le Relais a cherché des solutions pour sortir de l'ornière et sauvegarder les emplois. L'une d'entre elles a pris la forme d'une association avec un fripier lui-même en difficulté et la création d'une société Nord Sud Export qui s'est développée à Sharjah dans les Émirats arabes unis. Son objet était de commercialiser les vêtements collectés et encore non triés en France. Le projet rappelle Pierre Duponchel, a démarré avec des bouts de ficelle et un hangar. Les autorités n'acceptant pas de personne morale à but non lucratif pour constituer une société, le Relais mandate Pierre Duponchel, son dirigeant pour le représenter. Entre 2004 et 2011 Nord-Sud Export s'est développé et les bénéfices ont été réinvestis sur place avec la construction de bâtiments sur un terrain loué pour 25 ans. Parallèlement, Le Relais a développé la collecte et surtout le tri en France créé plus de 900 emplois. Depuis un an ou deux, les gains réalisés à Sharjah rejoignent exclusivement les caisses du Relais pour constituer les fonds propres indispensables au financement de son plan de développement.