Reinhold Schmidt, le nouveau président de la division papier au BIR, indique dans le dernier rapport que les inondations qui ont touché l'Allemagne au cours du mois de juin ont affecté la collecte et la production de papier. Les fabricants n'ont pas pu augmenter les prix de vente de leurs papiers. Aussi ont-ils tenté de réduire les prix d'achat du recyclé de 5 à 10 €/tonne. Les prix à l'export vers l'Asie étaient de 10 à 15 € au-dessous des prix du marché intérieur. La stagnation de l'économie en Europe et la révision de la croissance en Asie ont continué à perturber le commerce international au cours du second trimestre, constate Ranjit Baxi. La qualité des fibres est devenue le point focal avec les contrôles à l'import imposés par la Chine et le « green fence ». Les exportateurs européens doivent comprendre les différentes réglementations en plus des normes européennes. Ainsi, en Chine, les réglementations de 2005 interdisant l'importation de papier peint, papier enduit de cire, carboné, thermiques, autoadhésif et briques cartonnées sont encore renforcées par la fameuse barrière verte. Le carton ondulé a démarré le premier trimestre à 200 $/t et a fini à 185 $, même tendance pour les papiers en mélange de 170 $/t, ils sont passés à 160 $. La demande est restée forte pour la plupart des sortes en Grande-Bretagne relate Simon Ellin. Le léger affaiblissement constaté fin mai et tout le mois de juin est dû aux exportations vers la Chine. En Finlande, Merja Helander compare les données de 2012 à celles de 2011, et constate que la production de papiers et cartons a chuté de 6 % à 10,7 millions de tonnes tandis que les volumes de collecte ont diminué de 4 % à 705 000 tonnes. La consommation de papier recyclé a diminué de 2 % à 595 000 tonnes. Pour Jean-Luc Petithuguenin, pdg de Paprec 2013 risque de devenir une année compliquée. Le niveau des collectes reste faible et il y a désormais une lutte pour accéder aux matières. Malgré une baisse de 10 €/t sur l'ondulé, les prix de vente restent satisfaisants. Les inspections chinoises se doublent désormais de contrôles qualité à la sortie d'usine en Europe. Le marché des belles sortes n'a guère varié, pas de volumes importants à proposer par conséquent, les ventes s'effectuent sans difficulté.