Bien avant la liquidation du pilote Régéfilms annoncée le 26 juin dernier, Valorplast a pris contact avec plusieurs recycleurs de films en Europe. Anticipant les difficultés de la société française, la filière de gestion des plastiques ménagers envoie depuis quelques mois chez des industriels européens des échantillons de films collectés dans le cadre de l'expérimentation sur l'extension des consignes de tri. Destination : Espagne, Portugal, Allemagne, Italie. Pour Géraud Delorme, directeur de Valorplast, il est indispensable de réaliser ces essais avant de choisir le ou les industriels qui traiteront ces films ménagers. Le cahier des charges n'est pas modifié pour les centres de tri (85 % de PEbd avec teneur autorisée en PP), mais les balles de films devront être aussi propres que possible avec toutes les contraintes techniques et humaines que cela suppose pour des centres de tri encore fortement manuels.
Autre enjeu : le prix. « Il y a les transformateurs qui acceptent la matière en échange d'un chèque et ceux qui veulent bien l'acheter » ajoute Géraud Delorme. Comment être sûr de faire le bon choix sur la durée ? Un bilan sera réalisé dans six mois. Pour autant, la démarche ne restera pas vaine. « Pour Valorplast, c'est la garantie d'avoir des débouchés pour les films, surtout à l'heure où l'industrie du recyclage manque de matière » confie Géraud Delorme. Et d'espérer à terme, susciter l'intérêt d'un recycleur français capable de prendre en charge ce nouveau gisement : « Il se manifestera tôt ou tard, lorsqu'il sera convaincu de la régularité de l'approvisionnement ».