Au terme d'une vingtaine d'auditions entendues depuis le début de l'année, la commission d'enquête représentée par des parlementaires de tous bords a publié mi-juillet son rapport et formule 26 propositions pour redonner à la sidérurgie et à la métallurgie en France, un nouveau départ industriel. De cette enquête, ressort également la nécessité de réfléchir à mieux coordonner les réflexions des commissions permanentes du Parlement avec les orientations et travaux conduits au sein du Conseil national de l'industrie. Parmi les propositions formulées, cinq concernent directement le recyclage. Afin de mieux sécuriser l'accès aux ressources, des canaux de recyclage méritent d'être clairement identifiés, dotés d'objectifs précis en termes de collecte et d'utilisation de matière recyclée dans la production. Les auteurs préconisent de renforcer certaines filières de déconstruction (trains, navires, avions) sur le territoire. Au niveau commercial, une harmonisation européenne sur les transactions (limiter le paiement en espèces) éviterait les concurrences déloyales entre pays et le détournement des ressources. Cette entente pourrait être renforcée via la mise en œuvre d'une plateforme informatique d'échanges, en vue de lutter contre l'opacité de certaines pratiques. Enfin, plusieurs propositions évoquent la problématique énergétique ; l'industrie française pâtissant d'une tari-fication trop élevée et mal adaptée, pour lui permettre de rivaliser avec ses voisins européens et internationaux. La création de filiales de fourniture énergétique associant plusieurs énergéticiens français et européens est demandée ainsi que l'instauration d'une tarification lisible et de long terme, dédiée aux industries à grosse consommation d'énergie.