Chariots élévateurs, pelles, chargeuses et grues sont des équipements très prisés dans le secteur du recyclage, où ils sont affectés aux missions de levage, chargement, déchargement, déplacement des matériaux… Sur le terrain, tous se côtoient et sont souvent complémentaires. La famille des chariots est assurément l'une des plus fournies. Ces engins se déclinent en une grande variété de modèles qui peuvent présenter des différences notables, tant en termes de capacité et de hauteur de levage que de techniques de préhension (mât rétractable, chariot télescopique, etc.). Dans le monde des déchets, ceux à chargement frontal, avec mât rétractable, ont assurément la cote. Ils sont unanimement appréciés pour leur maniabilité et leur polyvalence. On les trouve en particulier dans les centres de tri pour manipuler les balles de papiers et de plastiques. D'autres types de chariots peuvent être employés, tels les télescopiques qui, équipés de fourches ou de godets, sont par exemple, affectés aux opérations de manutention dans le cadre d'opérations intensives. Il est à noter que, parfois, les frontières ne sont pas si tranchées entre les différentes catégories de machines. Ainsi, en 2012, le constructeur allemand Schäeffer Lader dévoilait « une machine atypique, d'une hauteur de levage de 6,90 mètres, alliant les avantages d'une chargeuse articulée avec les atouts d'un chariot télescopique ».
Une convergence entre utilisateurs et constructeurs
Les pelles de manutention et les chargeuses sont classiquement utilisées, elles aussi, pour la manipulation de charges élevées, dans les centres de tri ou les chantiers de ferraille. Là encore, les fabricants sont nombreux et l'offre étoffée. Ces pelles hydrauliques peuvent être, selon l'application, stationnaires ou mobiles (sur pneus ou sur chenilles), équipées de grappins ou de pinces de tri. D'une manière générale, les utilisateurs louent la puissance de travail de ces machines, leur grande disponibilité, leur rapidité et leur mobilité. Une petite poignée de constructeurs propose des machines électriques destinées à l'alimentation des broyeurs et cisailles. Ces engins sont stationnaires. L'un des axes de développement des fabricants porte sur le développement de pelles électriques mobiles. Sur les sites de grandes capacités, les grues fixes électriques sont toujours très prisées mais quelques constructeurs s'engouffrent désormais sur le segment de la grue à équilibrage hydraulique, un modèle incontournable mis au point au début des années quatre-vingt par le fabricant perpignanais Seram.
Quelle que soit la catégorie de machines, les attentes des utilisateurs et les améliorations effectuées par les constructeurs convergent. Ergonomie des postes de conduite, diminution des vibrations, amélioration de la stabilité des machines font l'objet d'avancées continues. Réglementation oblige, les moteurs sont « moins polluants et moins énergétivores ». La R&D est très active en la matière. Côté chariots, on note des avancées concrètes du côté de la pile à combustible, qui fait l'objet de recherches poussées. Air Liquide va ainsi fournir à Ikea une première station de distribution d'hydrogène pour une partie de sa plateforme logistique de Saint-Quentin-Fallavier (38), près de Lyon. Dans le cadre de ce projet, une vingtaine de chariots élévateurs munis de piles à combustible à hydrogène HyPulsion (coentreprise détenue à 80 % par Axane, filiale d'Air Liquide, et à 20 % par Plug Power) pourraient être alimentés. Ces chariots électriques bénéficieront d'une autonomie de huit heures. Ce projet est une première en Europe.