Une co-entreprise entre sociétés d'économie mixte pour bousculer le marché de l'incinération, c'est le pari de la Semardel et de MVV. Semardel exploite déjà un incinérateur à Vert-le-Grand dans l'Essonne (235 000 t/ an), et un autre à Mourenx dans les Pyrénées-Atlantiques (11 000 t/an). MVV est son homologue d'outre-Rhin. À son actif, sept unités (1,4 million de tonnes), et bientôt neuf (1,7 million de tonnes) avec des projets en cours de finalisation en Europe de l'Est et en Grande-Bretagne. Objectif de ce rapprochement : « créer une alternative à Sita et Veolia, et diminuer les coûts d'exploitation pour les collectivités tout en anticipant les technologies et la réglementation ». À cet égard, rien n'a bougé depuis l'après-guerre selon Marc Rajade, directeur général de Semardel. La France compte 127 incinérateurs, et chaque année une dizaine de contrats sont renouvelés. « Nous apportons notre expérience en optimisation de l'outil industriel, notre bonne gestion et notre solidité financière », indique Michael Class, directeur commercial de MVV, qui a investi pas moins de 600 millions d'euros au cours des dix dernières années dans ses usines d'incinération. En Allemagne, sa société a fait baisser les coûts d'exploitation de 30 à 40 %.