Le thermomètre qui mesure l'état du moral des pays à un moment « T » prend parfois de drôles de couleurs. Parce que son équipe de football avait peu de chances de se qualifier pour le mondial au Brésil, la France faisait grise mine. Il aura suffique ces millionnaires du ballon rond fassent leur boulot pour que s'enflamment les supporters. À quoi cela tient ? Ce sursaut d'orgueil et de fierté nationale pourrait tout aussi bien s'appliquer à nos industries, nos concitoyens, à notre créativité car, soyons-en certains, nous avons une foultitude de qualités et de savoir-faire qui ne demandent qu'à s'exprimer.
En tournant la tête un petit quart de tour en arrière et en regardant les sujets que nous avons traités dans Recyclage Récupération magazine ces derniers mois, force est de constater que nos entreprises avancent d'un bon pas. Pratiquement toutes les filières sont sur les rails pour aborder les prochains défis, la substitution aux ressources d'origine naturelle des ressources recyclées. Sur certains segments du marché des produits électroniques, l'urgence est affichée car les pénuries se profilent à l'horizon. Chacun le sait parfaitement, le marché se compose de l'offre et de la demande. Or certaines filières manquent encore de débouchés fiables. Cela vaut pour les combustibles de substitution, pour les granulats de pneumatiques, pour les mâchefers, par exemple. Un soutien fort et résolu de toutes les parties intéressées, qu'elles soient publiques ou privées est nécessaire. Toute l'équipe de France doit donc se mobiliser pour marquer encore un peu plus de buts. Nous ne sommes pas si loin des objectifs.