En France, les ferrailles assurent au minimum 40 % de la production d'acier. La récupération des non ferreux couvre quant à elle environ 30 % des besoins en cuivre, plomb, aluminium et zinc. La transposition en droit français de la directive européenne de 2008 sur les déchets a autorisé l'aluminium, le fer et les métaux ferreux à sortir en avril 2011 du statut de déchet, suivis en août 2013, du cuivre. Les déchets métalliques peuvent ainsi cesser d'être considérés comme déchets une fois leurs composants métalliques séparés des non métalliques, et débarrassés des substances dangereuses. Ils devront avoir subi les opérations de découpe et broyage nécessaires à leur utilisation en fonderie et aciérie. Ils ne devront plus contenir une fois ces opérations accomplies que 2 % en poids de corps étrangers pour le fer, l'acier et le cuivre et 5 % pour l'aluminium. Les polluants – les huiles en particulier – sont proscrits. Ces textes ont encore peu d'impact sur le terrain, de faibles quantités de matériaux ont fait l'objet de demandes de sortie du statut de déchet.
En tout état de cause, l'objectif est d'aller vers toujours plus de qualité. Pour le cisaillage, les récupérateurs ont l'embarras du choix pour préparer au mieux leurs matières. Les cisailles et presses-cisailles (on appelle ainsi celles qui sont dotées d'une fonction paquets) sont fixes, mobiles ou transportables, thermiques ou électriques. Elles sont capables ou non, en plus du cisaillage, de compresser les ferrailles légères avant de les expédier vers les broyeurs. Les machines se divisent en grandes catégories qui répondent à des applications et des attentes précises. Le choix s'opère en fonction de critères au premier rang desquels se situent les tonnages et la nature des ferrailles à traiter. Le gisement des ferrailles en Europe occidentale a en effet considérablement changé en une quinzaine d'années. Les ferrailles légères, de qualité souvent médiocres (les VHU et les ferrailles de déchetterie en mélange) ont pris le pas sur les ferrailles lourdes (démolition d'ouvrages métalliques ; démontage d'usines) de belle qualité, qui exigeaient des presses très lourdes et très puissantes. Ce mouvement déjà ancien s'est confirmé au fil des années. D'autres facteurs, plus ou moins objectifs, peuvent peser dans la balance à l'heure des choix : l'attachement à une technologie particulière ou à un fabricant, le besoin de mobilité, la qualité du service après vente qui revient très souvent chez les utilisateurs interrogés, la capacité d'investissement de l'acheteur… Mais compte tenu de la diversité des engins proposés, il semble que chaque utilisateur peut aisément trouver son bonheur.