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Malongo, le café très fort

LA RÉDACTION, LE 1er JANVIER 2014
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Vingt ans après s'être lancé dans le café équitable, Malongo commer cia lise une machine à café écoconçue baptisée Ek'Oh. Une suite logique pour son directeur général, Jean-Pierre Blanc. « On a commencé par le café bio équitable. Ensuite, nous avons travaillé sur les dosettes en papier naturel et, récemment, sur leur suremballage. Il était cohérent d'aller jusqu'à l'écoconception de la machine à café elle-même », explique-t-il. Le torréfacteur vendait déjà une machine à café, mais elle était fabriquée en Chine comme toutes ses concurrentes. « Il y a cinq ans, j'ai rédigé le cahier des charges de la machine à café idéale. Je la voulais réparable, recyclable, petite et fabriquée en France », se rappelle le dirigeant de la PME. Le pari est ambitieux, mais le chemin s'avère long et difficile. Certes le projet a démarré dans l'enthousiasme grâce aux aides décrochées. Elles ont permis de consacrer plus de 4 millions d'euros à la R & D, mais le coût global de développement se révèle aussi dix fois supérieur à celui du modèle précédent. « Le crédit d'impôt recherche de près de 2 millions d'euros a dégagé de quoi embaucher des ingénieurs en R & D et créer en interne un bureau d'études. Puis nous avons bénéficié d'une aide de l'Ademe pour notamment valider la technologie de la nouvelle chaudière », raconte Jean-Pierre Blanc. En effet, l'analyse de cycle de vie montre bien que l'impact environnemental majeur d'une machine à café réside dans sa consommation d'énergie. « Une machine à café est toujours en veille, prête à l'usage. La nouvelle chaudière permet de diviser par deux la consommation habituelle des machines du marché car celle-ci se met en veille permanente pour ne consommer de l'énergie que pendant la préparation du café », explique Philippe Schiesser, d'Ecoeff, consultant en écoconception. Mais si la chaudière a suscité le dépôt d'une quarantaine de brevets, la conception modulaire de la machine et la réduction du nombre de matériaux utilisés lui garantissent réparabilité et recyclage. Aucune étape n'a été simple, car il a fallu tout réinventer. Le coût de fabrication des moules à injecter le plastique de la coque a été multiplié par six, soit près de 2 millions d'euros. Mais la phase de peinture n'est plus nécessaire, autorisant le broyage en fin de vie. Enfin, la relocalisation en France fut le dernier défi à relever. « Il a fallu recréer un réseau d'entreprises pour fabriquer les différentes pièces. Et c'est Domena, une entreprise alsacienne de centrales à vapeur, qui les assemble », précise Jean-Pierre Blanc. Ek'Oh est aujourd'hui en vente au prix de 150 euros, à peine plus cher que ses concurrentes, mais elle est garantie cinq ans. Un luxe que permet d'offrir l'écoconception.


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