La société d'économie mixte Semardel, à Vert-le-Grand, a reçu de la préfecture de l'Essonne l'autorisation d'exploiter une ISDND sur le site de Mont-Mâle. Déclarée d'intérêt général au courant de l'été 2013 avec l'adhésion des collectivités concernées, cette extension va, d'une part, pérenniser les 600 emplois de Semardel et, d'autre part, permettre de traiter 300 000 t/an de déchets. Ce sont quelque 130 M€ qui vont être investis sans le soutien de l'Ademe. L'entreprise a deux priorités, l'économique, les élus sont confrontés aux coûts de la gestion des déchets, et le social. Elle s'est d'ailleurs dotée d'un comité d'éthique en interne. Pour le traitement des déchets, « c'est la valorisation en priorité », déclare Marc Rajade, son directeur général de la SEM. Le stockage est donc uniquement réservé aux déchets ultimes. Semardel a décidé de mettre en œuvre un certain nombre d'outils propres à la valorisation. Une demande d'autorisation est déposée pour l'installation d'un méthaniseur. Si le centre de tri accueille les encombrants, en partenariat avec Eco-mobilier, les déchets du BTP devraient bientôt trouver une solution. Chez Semardel, tous déchets confondus, la valorisation matière atteint 70 %. Pour la valorisation énergétique, elle s'est associée fin 2013 avec l'allemand MVV pour offrir une alternative aux opérateurs historiques sur le marché de l'incinération. L'histoire ne s'arrête pas à l'Essonne puisque le modèle est en cours de duplication, en particulier avec une société d'économie mixte située dans le département de l'Hérault.