Sirec choisit Tyco pour prévenir les incendies
À Isigny-le-Buat, dans la Manche, la société Sirec, filiale de Sita Grand Ouest depuis 2006, est spécialisée dans le recyclage et la valorisation des métaux ferreux et non ferreux issus de déchets industriels, VHU, DEEE, ferrailles légères de déchetteries… Le site possède une ligne de broyage équipée d'un broyeur de 3 000 CV, qui traite également les déchets provenant de trois autres sites Sirec des environs. Au total, Sirec Isigny affiche une capacité de traitement de 80 000 tonnes par an de ferrailles, dont 40 000 à 50 000 tonnes à broyer. « Ce site compte également une installation de traitement des résidus de broyage à haute valeur, c'est-à-dire contenant encore une grande proportion de métaux », précise Olivier Guinnebault, responsable centre de services de Sirec. Enfin, l'entreprise produit également des combustibles solides de récupération (CSR) à base de caoutchouc technique et pneumatique, soit 10 000 tonnes par an de déchets traités et valorisés. « Entre 2008 et 2010, nous avons subi une série d'incendies, deux à l'extérieur et deux dans des bâtiments : l'un a détruit totalement l'installation pour les résidus de broyage riches, le second a touché un bâtiment de stockage de matières (piles, plastiques etc.) », explique Olivier Guinnebault. Résultat : « Nous avons décidé d'investir dans du matériel de détection ! » Au regard des contraintes liées à la configuration du site (superficie de 12 hectares, 31 bâtiments dont certains très grands en volume et hauteur, poussières, courants d'air…), le choix s'est porté sur des solutions Tyco. Si les bureaux, bâtiments standards et ateliers ont été équipés de détecteurs ponctuels optiques de fumée (210 au total), « les grands bâtiments bénéficient, eux, de 11 détecteurs multiponctuels Vesda avec coffrets de soufflage pour le nettoyage régulier des réseaux de prélèvements, qui répondent parfaitement à nos particularités. » Le dispositif comprend aussi deux centrales de détection incendie reliées par fibre optique, 10 détecteurs de flammes dont deux triple infrarouge pour zone Atex, 53 déclencheurs manuels, un réseau de sirènes pour l'évacuation. L'investissement total se monte à 300 000 euros. L'année suivante, Sirec a franchi un cap supplémentaire en installant un système d'extinction du fabricant Cofely Axima, filiale de GDF Suez, composé de RIA (robinets d'incendie armés) dans l'ensemble des bâtiments, et de cinq bornes d'incendie pour un coût de 500 000 euros.
Scutum, un intégrateur de solutions testées et éprouvées
Implanté à Rungis et comptant vingt agences en France, le groupe Scutum est, depuis plus de vingt ans, un intégrateur de systèmes de sécurité électronique et un prestataire de services. Autrement dit, un maillon essentiel entre les fabricants de matériels et les clients finaux. Scutum propose à ses clients des solutions globales de sécurité, de télésurveillance et de téléservices. Rattaché à l'agence de Lille, Arnaud Boquet compte parmi ses nombreux clients des acteurs de la récupération: « Cela va des entreprises indépendantes implantées localement à de grands groupes présents sur l'ensemble du territoire », explique-t-il. C'est le cas du groupe Derichebourg Environnement, pour qui Scutum a équipé une soixantaine de sites… « Le point noir, c'est surtout le vol des métaux, qui reste d'actualité. » Les solutions que l'entreprise prescrit à ses clients sont toutes testées, sur banc d'essai, en interne. En ce qui concerne la protection extérieure des sites, Arnaud Bocquet propose sans réserve les solutions développées par Sorhéa, « de qualité, qui ne se déclenchent pas de façon intempestive et bien adaptées aux contraintes des sites des recycleurs ». Pour lui, pas de solution clés en main : les études se font au cas par cas, en fonction des attentes et également du budget des clients. « Le coût d'une bonne protection est parfois assez élevé, mais il est fonction de la taille du site, et de ce qui y est stocké : il faut avoir en tête qu'un vol peut vite représenter quelques milliers d'euros, et qu'une installation est alors assez vite amortie », souligne-t-il.