Eco-Mobilier poursuit sa montée en puissance, avec 120 000 tonnes de déchets d'éléments d'ameublement (DEA) collectés à la fin 2014, un peu plus d'un an après le démarrage de la filière. L'éco-organisme doit doubler ces quantités en 2015 et il compte, à cette fin, faire appel aux déchetteries pour 90 % de la collecte. Aujourd'hui, celles-ci sont 650 à être équipées d'une benne « meubles ». Elles constituent 38 % des points de collecte, au même niveau que les distributeurs (37 %), devant l'économie sociale et solidaire (14 %) et les « points pro » (11 %). La contractualisation avec les collectivités couvre environ 50 millions d'habitants. Mais déjà, des anicroches se font jour. Constatant que « des territoires ruraux ont l'impression d'être écartés de la filière », l'association Amorce en appelle au « respect du principe d'équité entre collectivités ». Par ailleurs, Eco-Mobilier travaille à raccourcir ses délais de paiement, afin de verser les soutiens aux collectivités dès réception du titre de recette. De plus, suite à des caractérisations, les taux de DEA dans les bennes de déchetteries en collectes non séparées sont revus à la baisse par rapport à la campagne de 2012. D'où un nouveau calcul des soutiens. Le principe ? « Payer les DEA et rien que les DEA », résume Dominique Mignon, directrice générale d'Eco-Mobilier. Dans les bennes de bois d'une déchetterie accueillant des professionnels, ce taux est maintenant fixé à 39 %, au lieu de 50 % initialement. Seule la benne de ferraille voit son taux révisé à la hausse, à 11 %, contre 3 % auparavant. Dans les encombrants en mélange collectés en porte-à-porte, le nouveau ratio s'établit à 44 %, soit une baisse de sept points. Il faudra également de prendre en compte les flux ménagers apportés par des professionnels. Amorce se montre favorable à une actualisation des soutiens en conséquence à compter de début 2015, mais s'oppose à sa rétroactivité sur les tonnages collectés au 2e semestre 2014, voulue par l'éco-organisme. Selon ce dernier, l'évolutivité des taux ne nécessiterait pas d'avenant. C.C.