En novembre dernier, une vaste opération policière impliquant plus de 2 500 officiers de 14 pays de l'UE (Italie, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Finlande, France, Hongrie, Lettonie, Pays-Bas, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Espagne ) a permis de mettre la main sur un trafic de déchets illégal, soit l'équivalent de 11 tonnes de matières détournées. Dans le cadre de cette opération, 678 sites, plus de 1 400 transporteurs et producteurs de déchets (centres de stockage, incinérateurs, sites pétrochimiques, démolisseurs de VHU…) et 2 200 personnes ont été contrôlés. Quatre-vingt-quinze parmi elles ont fait l'objet d'une procédure judiciaire.
Sur plus de 1900 véhicules arrêtés, 13 ont été saisis pour infractions liées à un trafic de déchets. Les premiers résultats transmis par Europol ont été publiés en mars : plus de 58 enquêtes vont être lancées par différentes autorités nationales, soutenues par Europol. Les 11 tonnes de déchets concernés proviennent de 150 flux différents. Ce trafic illicite cherche à dissimuler en général des déchets dangereux dans le transport ou le traitement de déchets non dangereux.