Opérationnel en 2014, l’éco-organisme Dastri peut faire le point sur une année complète de fonctionnement. En 2014, 14 000 points de collecte des déchets d’activité de soin à risque infectieux pour les patients en auto-traitement (Dasri-PAT) étaient disponibles en France et outre-mer. Fin octobre, toutes les pharmacies étaient approvisionnées en boîte de collecte. « Le dispositif a permis de collecter 436 tonnes de Dasri sur l’année, soit 38 % du gisement estimé », indique Laurence Bouret, directrice générale de Dastri. Les disparités sont grandes d’une région à l’autre. Ainsi, la Corse (10 % du gisement collecté) et l'Île-de-France (19 %) sont en bas de peloton, alors que d’autres régions, comme la Basse-Normandie (75 %) ou l’Aquitaine (70 %) sont les très bons élèves de la filière. Sans compter l’exceptionnel 105 % du taux de collecte en Poitou-Charentes, « ce qui témoigne sans doute d’une porosité avec les Dasri professionnels », avance Laurence Bouret.
En 2015, Dastri vise un taux de collecte de 50 %. Un objectif à portée de main, car sur la période janvier-avril 2015, la collecte a fortement progressé, atteignant 57 % du gisement estimé. « Mais l’été, les performances baissent », tempère Laurence Bouret. Pour continuer à progresser vers son objectif de 60 % en 2016, Dastri lance de nouvelles campagnes de communication, visant notamment les médecins.AC