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Le Maroc sans « copier-coller »

LA RÉDACTION, LE 8 FÉVRIER 2016
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Intégrer les récupérateurs informels sur site et produire du CSR à partir de résiduels, c'est ce à quoi travaille Pizzorno, au Maroc, en tant que délégataire du centre de stockage de Rabat qui reçoit 800 000 tonnes par an d'ordures ménagères résiduelles (OMR) issues de 13 communes, soit près de 3 millions d'habitants. Dans le pays, qui accueillera la COP 22 en novembre 2016, l'absence de dispositif de REP rend prohibitif le coût du tri à la source. D'où cette valorisation à partir des OMR. En amont du stockage, deux tables de tri succèdent à un trommel ; 153 trieurs, re-groupés en coopérative, y extraient bouteilles en PET, verre, cartons, métaux, soit environ 100 tonnes par mois. « La coopérative se finance grâce à la commercialisation des matériaux », indique Gérard Prenant, directeur Maroc du groupe. Ce dispositif, en place depuis cinq ans, va franchir une nouvelle étape. En juin 2016, Lafarge doit inaugurer une plateforme de séchage destinée à produire des CSR à partir des déchets ultimes, de l'ordre de 100 000 tonnes par an. De plus, une expérimentation en cours avec une société française vise à accélérer la méthanisation grâce à des micro-organismes, voire passer à la cogénération – le méthane est déjà détruit avec, à la clé, la récupération de crédits carbone. « Nous avons conçu un modèle technico-économique pour traiter les déchets en Afrique, précise Gérard Prenant. Nous tenons compte de coûts de traitement différents, d'environ 7 euros la tonne à Rabat, de la structure des déchets, organique à 60 %, avec 300 litres de lixiviats par tonne. » Un modèle que Pizzorno entend répliquer ailleurs sur le continent. Le groupe rassemble 2 000 collaborateurs au Maroc, pour un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros. C.C.


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