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Dans l'Essonne, les papiers rapportent

LA RÉDACTION, LE 5 AVRIL 2017
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« Nous sommes l’une des rares collectivités à gagner autant grâce au tri du papier », se félicite Christian Schoettl. Le président du Sictom du Hurepoix tire un bilan positif de son dispositif, en place depuis quelques années. Le syndicat a capté de l’ordre de 1 300 tonnes en 2016, ce qui lui a rapporté 120 000 euros nets, soit plus de 92 euros la tonne en moyenne. Par contraste, l’Ademe situe, au niveau national, le coût aidé à 30 euros la tonne pour les emballages et papiers collectés en points d’apport volontaire (PAV). « Nous n’avons à payer ni la collecte, ni le tri », poursuit Christian Schoettl. Ceci grâce à un montage original noué avec Paprec. Le syndicat reste propriétaire du parc de bornes, mais il a conclu une convention de mise à disposition de ces bornes avec le prestataire. Ce dernier se charge de collecter les journaux, magazines et autres papiers graphiques, ainsi que les livres, déposés par les habitants dans les quelque 170 conteneurs de PAV du territoire, qui ont été déployés à partir de 2010.Jusqu’à 1 000 tonnes par an, la société conserve les revenus provenant de la ventepapier de ces matériaux. Au-delà de ce seuil, elle reverse à la collectivité les recettes matières, à hauteur de 50 % des prix des mercuriales. Le Sictom reçoit aussi les soutiens d’Ecofolio. Ce dispositif n’est pas étranger à la baisse de la TEOM, de 10 % en 4 ans, selon Christian Schoettl. Une marge de progression demeure, puisque le gisement du territoire est estimé à près de 2 500 tonnes de vieux papiers par an. D’où l’organisation récurrente d’un concours de remplissage des bornes au sein du territoire avec, à la clé, une dotation pour les caisses des écoles des communes gagnantes.CC


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