Le site toulousain de Veolia traite annuellement vingt-six mille tonnes de déchets dont une ligne entière dédiée aux plastiques industriels Grâce à l’installation d’un broyeur de nouvelle génération financé en partie par l’Ademe via le dispositif Ormat la capacité de traitement a été multipliée par plus de deux pour atteindre mille deux cents tonnes par an Cette modernisation permet de répondre à la concurrence des résines vierges importées tout en préparant les échéances réglementaires européennes sur le recyclage des emballages et la réincorporation de matière dans les véhicules neufs.
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Au delà de la baisse de l’empreinte carbone liée au remplacement du plastique pétrolier le broyage local constitue une étape stratégique pour la viabilité économique de la filière Réduire les plastiques volumineux comme les palettes les plaques industrielles ou les gros emballages sous forme de paillettes permet d’optimiser considérablement le transport Un camion ne peut transporter que trois à quatre tonnes de déchets plastiques bruts contre vingt-quatre tonnes lorsqu’ils sont réduits en paillettes ce qui diminue fortement les coûts d’acheminement vers les usines de régénération
Une boucle locale au service du territoire et des conditions de travail
Les applications concrètes touchent de nombreux secteurs comme l’automobile la pharmacie ou l’agroalimentaire Les bacs de collecte usagés des collectivités situées dans un rayon de trois cents kilomètres peuvent ainsi être broyés sur place puis réinjectés dans la fabrication de bacs neufs Cette transformation industrielle s’accompagne également d’un progrès social majeur sur le site grâce à l’automatisation complète du processus l’insonorisation de la ligne la captation des poussières et la suppression des manipulations physiques pénibles pour les opérateurs