L’association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV) vient de publier les résultats de son enquête de satisfaction, menée en mai et juin 2017 auprès de 849 particuliers, usagers des déchèteries. Fréquence à laquelle ils se rendent dans une déchèterie, le type de déchets qu’ils y déposent, leur comportement face aux déchets ménagers électriques, les conditions d’accès aux déchèteries, ou encore la prise en charge et l’information sur place : autant de questions posées aux participants sur le questionnaire en ligne de l’association.
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Moins d’usagers sur les territoires urbains
De façon générale, l’enquête révèle que les usagers sont plutôt satisfaits des services de leur déchèterie : 88 % sont satisfaits des conditions d’accueil, 87 % des informations fournies sur place et 78 % des informations fournies au préalable par les mairies. Seule ombre au tableau : la qualité de la collecte des déchets ménagers électriques. Dans 60 % des cas, les sondés déclarent que leur appareil est collecté « dans un espace ouvert sans agent, alors même que cette technique est déconseillée », rappelle la CLCV. Seuls 23 % des répondants ont parlé d’un « conteneur avec couvercle et présence d’un agent pour collecter. » Enfin, dans 97 % des cas, l’accès à la déchèterie est gratuit pour les particuliers, « ce qui confirme la politique des collectivités locales qui font payer l’accès aux professionnels et font contribuer les particuliers par la fiscalité locale seulement. »
Selon l’Ademe, plus de 4.500 sites de déchèteries publiques sont ouvertes en France, soit 12 fois plus qu’il y a vingt-cinq ans, comme le rappelle la CLCV. Si les répondants se répartissent sur tout le territoire métropolitain, « on constate une sous-représentation des territoires très urbains : l’ensemble de l’Ile-de-France et des départements du Rhône et des Bouches-du-Rhône représentent 12 % de notre panel, soit moitié moins environ que leur part dans la population », précise la CLCV. « En sachant que ces territoires sont de loin ceux qui trient et recyclent le moins, il paraît nécessaire de réfléchir à des formes nouvelles de déchèteries urbaines ou à tout autre mode de collecte équivalent », conclut l’association.