Découvrez nos newsletters
Gratuites et spécialisées dans votre secteur
Accès abonnés ✉ Nos newsletters gratuites Je m'abonne
Menu

RECYCLAGE & RÉCUPÉRATION
VIDÉOS
EAU
RECYCLAGE
ÉNERGIE
TERRITOIRES
CLEANTECH
POLITIQUES
POLLUTIONS
BIODIVERSITÉ
MOBILITÉ

[Tribune] L’obsolescence se déprogramme à vitesse grand V !

Partager :
[Tribune] L’obsolescence se déprogramme à vitesse grand V !
Par Olivier de Montlivault, CEO de SOS Accessoire, le 25 novembre 2019
✉ Découvrez notre newsletter gratuite Recyclage & Récupération
Cette semaine, Olivier de Montlivault, CEO de SOS Accessoire, revient sur l’obsolescence programmée et évoque une "démocratisation de l’auto-réparation".

L’obsolescence programmée est dans le collimateur du gouvernement ! Alors que les lobbies jouent des coudes, l’État multiplie à son encontre les projets de lois. Les mesures vont contraindre de plus en plus de fabricants à faciliter la réparabilité de leurs équipements. En parallèle, les pratiques d’auto-réparation gagnent du terrain. Une chose est sûre, le marché de l’électroménager mute pour le meilleur. C’est à dire vers des comportements de production plus éco-responsables.

L’obsolescence face à la loi
 
L’obsolescence programmée a mauvaise presse. Elle est massivement rejetée par des consommateurs de plus en plus sensibilisés sur les enjeux environnementaux. Pour rappel, 62% des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont libérées pendant l’extraction et la transformation des matériaux selon l’Organisation Circle Economy. Récemment, l’obsolescence programmée s’est heurtée de plein fouet au projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire. Son objectif : tenter de réduire le gaspillage et l’impact croissant de nos déchets sur l’environnement.
 
A la marge de ce texte, le Sénat a approuvé en septembre 2019, la mise en place d’un indice de réparabilité. Cet indicateur imposera aux fabricants et aux vendeurs d’informer les consommateurs du niveau de la future « réparabilité » des équipements. Tout comme le Nutriscore du côté de l’industrie agro-alimentaire, l’indice notera sur 10, les appareils électriques selon des critères, entre autres, de disponibilité et de facilité d’accès de ses pièces détachées.
 
La démocratisation de l’auto-réparation
 
L’obsolescence en perte de vitesse laisse place à d’autres pratiques plus durables. Parmi elles : l’auto-réparation. L’accès aux pièces détachées se généralise. Leur durée de disponibilité augmente. En effet, la Commission Européenne a adopté le 1er octobre 2019 une série de mesures qui favorise la réparabilité des appareils électroménagers. Dès 2021, les fabricants vont devoir répondre à cette nouvelle directive en mettant à disposition des pièces de rechange des différents appareils, et ce, pendant une durée minimum de 10 ans. 
 
Les initiatives ne s’arrêtent pas là. Partout en France, fleurissent des lieux d’apprentissage dédiés à l’auto-réparation, à l’instar des bricothèques et des ressourceries. Par exemple, « Le Poulpe » - une ressourcerie qui ouvrira ses portes cet automne à Paris dans le 18ème - sensibilisera fortement les visiteurs à réparer leurs appareils. Dans une perspective nationale, l’Ademe préconise également la mise en place d’une structure qui fédèrerait l’ensemble des initiatives d’autoréparation.
 
L’électroménager en mutation
 
Ces démarches se multiplient et sont en train de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière du marché de l’électroménager. Indéniablement, elles tirent les produits vers le haut. Halte à la machine à laver bas de gamme, dont le hublot tombe après 3 ans ! La plupart des pièces fabriquées devront être de plus en plus qualitatives.
 
Elles font muter également l’électroménager vers un marché du kit où les pièces détachées deviennent beaucoup plus facilement remplaçables ; où le critère de réparabilité est en voie de devenir l’argument de vente qui déclenchera l’acte d’achat ; où les appareils se classent en fonction de leur durabilité et enfin, où s’affichera un coût d’usage en plus du coût d’acquisition. 
 
Le temps est compté pour l’obsolescence qui essuie les critiques virulentes du public. Elle rencontre de plus en plus d’obstacles juridiques. Face à elle, l’auto-réparation et le reconditionnement ont le vent en poupe et rentrent dans les mœurs des consommateurs avertis. Bref, le marché de l’électroménager de demain s’inventera en kit et sera aussi durable que réparable.
Olivier de Montlivault, CEO de SOS Accessoire / DR
Retrouvez toute l'information "recyclage & Récupération" dans Environnement Magazine.
Environnement Magazine, l'information de référence pour tous les acteurs et décideurs du développement durable et des métiers de l'environnement.
Consulter le magazine
Offre digitale
à partir de
8,90 €

Je découvre
S'identifier
S'inscrire
  L'éolien français prend le large

Dans ce nouveau numéro, l'équipe d'Environnement TV s'est rendue à Lorient pour rencontrer les acteurs de l'éolien en mer français.
+ de vidéos Environnement TV
À lire également
Terrea Ouest : un biocentre inédit dans le grand ouest
Terrea Ouest : un biocentre inédit dans le grand ouest
Ortec Générale de Dépollution (OGD), filiale du groupe Ortec, et Charier, viennent d’inaugurer la plateforme Terrea Ouest à Herbignac (44), consacrée à l’accueil, au tri et au traitement biologique des terres polluées aux hydrocarbures.
Emballages : « Il n’y aura pas de consigne sur les plastiques », savoure l’AMF
Emballages : « Il n’y aura pas de consigne sur les plastiques », savoure l’AMF
Son congrès à peine clos, l’Association des maires de France s’est empressée de communiquer sur l’abandon de la consigne des bouteilles en plastique. Sans s’attarder sur les zones d’ombre laissées par les discours d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe.
Le groupe Derichebourg voit son chiffre d'affaires diminuer en raison du contexte géopolitique
Le groupe Derichebourg voit son chiffre d'affaires diminuer en raison du contexte géopolitique
Le groupe Derichebourg annonce un chiffre d'affaires de 2,7 milliards d'euros pour l'exercice 2018-2019.
Déchets du bâtiment : l’Etat refuse tout système alternatif à une REP pour le secteur
Déchets du bâtiment : l’Etat refuse tout système alternatif à une REP pour le secteur
Malgré une absence de l’évaluation de l’impact économique, le gouvernement a fait le choix de la mise en place d’une REP, empêchant ainsi l’étude d’un système alternatif pour le secteur du bâtiment.
ECT transforme les terres inertes en potager urbain
ECT transforme les terres inertes en potager urbain
A côté de l’aéroport d’Orly, ECT s’apprête à réhabiliter un site délaissé grâce à des terres inertes issues de chantiers du BTP.
[Enquête] Le numérique au service de l’économie circulaire
[Enquête] Le numérique au service de l’économie circulaire
Applications, sites internet, bases de données… La présence du numérique dans l’économie circulaire s’intensifie de jour en jour. Mais celui-ci est-il vraiment indispensable ? Pour les acteurs de la filière, il s’agit plutôt d’un outil, certes précieux, mais qui doit s’utiliser avec sobriété.
Loi économie circulaire : les recycleurs font leurs propositions aux députés
Loi économie circulaire : les recycleurs font leurs propositions aux députés
La Fédération des entreprises du recyclage (Federec) a présenté aux députés, ce mardi 5 novembre, ses propositions concernant le projet de loi antigaspillage pour une économie circulaire.
Tous les articles RECYCLAGE & RÉCUPÉRATION
En partenariat avec
Accès au kiosque
Événements
RDET 2020
7 Janvier 2020
RDET 2020
Colloque : Etat des lieux de la reconversion des sites pollués et perspectives
23 Janvier 2020
Colloque : Etat des lieux de la reconversion des sites pollués et perspectives
Assises Européenne de la Transition Énergétique
28 Janvier 2020
Assises Européenne de la Transition Énergétique
+ d'événements
Emploi
- Chef de projet EnR (H/F)
- Ingénieur valorisation H/F
- Jardinier / Jardinière d'espaces verts
- DIRECTEUR DE PRODUCTION F/H
+ d’offres
Environnement Magazine est un site du Groupe Cayola.