Créé par la loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux, le CNL a une fonction consultative auprès du gouvernement et doit servir de coordination entre ce dernier et les actions publiques dans les territoires littoraux. Le Conseil compte parmi ses membres 35 élus et 37 représentants des établissements publics, des milieux socioprofessionnels et des personnalités de la société civile. Le décret n° 2005-1426 du 18 novembre 2005 a précisé la composition et le fonctionnement de cette instance paritaire qui n’est pas sans inquiéter France nature environnement au regard de la place réservée aux élus du littoral considérés comme « hostiles à la maîtrise de l’urbanisation » et aux missions qui lui sont assignées.De son côté, le Premier ministre, tout en souhaitant une application rigoureuse des principes fondamentaux de la loi, appelle de ses vœux une précision de ses modalités d’application et un accroissement de la sécurité juridique pour les élus locaux et les citoyens. Le CNL « doit devenir un véritable parlement du littoral, l’enceinte naturelle d’une politique plus intégrée et davantage centrée sur les acteurs » duquel doit naître « une vision plus intégrée entre la protection de l’environnement, l’urbanisation et le développement économique », a t-il ajouté. A cette fin, le Conseil portera son attention sur trois sujets de réflexion : l’évaluation des outils de gestion intégrée des zones côtières, l’anticipation des risques naturels menaçant le littoral, et le développement des énergies renouvelables.Philie Marcangelo-LeosCliquez ici pour écrire à la rédaction d’Environnement-online.