« Les régions veulent créer un service public régional de la formation et, dans ce cadre là, nous continuerons à prendre en charge le fonctionnement de l'Afpa pendant deux ans car nous ne pensions pas que la formation corresponde à un achat « classique » des marchés publics. Nous ne souscrivons pas à l'option « tout marché » et l'Etat refuse de nous entendre », déclarait Jean-Paul Denanot, président du Conseil régional du Limousin et président de la commission formation de l'Association des Régions de France (ARF). Dans un communiqué du 18 mars, les Conseils régionaux ont réaffirmé « leur attachement à un service public régional de la formation de qualité, dont l'AFPA doit rester une des pièces maîtresses », et déclarent qu' « ils ne seront pas les fossoyeurs de l'AFPA du fait des décisions imposées par l'État. » Ils réclament un moratoire de deux ans concernant le transfert de l'Afpa, ce qui leur a été refusé. « Ce que nous espérons, a conclut Jean-Paul Denanot, c'est que le droit européen va évoluer. Nous attendons que les services sociaux d'intérêt général (SSIG) qui sont en panne voient le jour et que l'Europe reconnaissent la spécificité de la formation. C'est aussi pour peser lors de la présidence française. »