Mise aux normes de l'assainissement individuel et collectif, traitement des effluents vinicoles, rétablissement des populations de poissons migrateurs, restauration des berges... Tels sont les objectifs du contrat de rivière Dordogne-Atlantique adopté le 16 mai à Bergerac (Dordogne). La vallée de la Dordogne, l'une des plus préservées d'Europe, est pourtant menacée par l'urbanisation et les activités agricoles. Près de 70 millions d'euros de financements sont programmés pour mettre en oeuvre pendant cinq ans une centaine d'actions destinées à restaurer et valoriser les milieux aquatiques. Animé par l'Établissement public territorial de bassin de Dordogne (Epidor), le contrat de rivière porté par les pays du Grand Bergeracois et du Libournais prévoit d'enrayer la disparition des zones humides. « Nous tirons la sonnette d'alarme car près de la moitié d'entre elles ont été asséchées, remblayées ou drainées. Or, elles participent toutes à l'autoépuration de l'eau et contribuent à atténuer l'effet des crues, ainsi qu'à soutenir l'étiage », déclare Marie Vermeil, animatrice du contrat de rivière Dordogne-Atlantique. L'Epidor a d'abord réalisé un inventaire des zones humides en y intégrant les affluents de la Dordogne, soit un territoire plus étendu que les 730 km2 que couvre le contrat de rivière entre Limeuil (Dordogne) et l'estuaire de la Gironde. Il va ensuite distribuer aux 345 maires concernés une carte communale au 1:50 000e accompagnée d'un guide pour engager des procédures de préservation et de gestion.