La pénurie en professionnels de santé et plus particulièrement en médecins dans les départements ruraux comme la Lozère, suscite les plus vives inquiétudes des élus locaux et de la population. Face à une situation qui s'aggrave, les pouvoirs locaux se sont mobilisés. Ainsi le Conseil général a déjà adopté de nombreux dispositifs : aide à la création des maisons de santé ; bourses financières aux étudiants en médecine et aux stagiaires de troisième cycle d'étude médicale ; mise en oeuvre du pôle d'excellence rurale télémédecine piloté par le Département... A côté de ces mesures, le Conseil général demande : une augmentation substantielle du numerus clausus en fin de première année de médecine avec un effort tout particulier dans toutes les facultés de médecine des régions de France déficitaires ; la création d'un exercice médical obligatoire de plusieurs années à tout jeune médecin diplômé dans les secteurs géographiques déficitaires ; les conditions de ces installations, accompagnées de mesures incitatives. Il souhaite aussi la création de postes d'internes dans les différents services de l'hôpital de Mende et de Saint-Alban et de stagiaires à la clinique du Gévaudan ; la mise en oeuvre de conventions entre les centres hospitaliers universitaires périphériques au département, afin d'assurer pour les centres hospitaliers de Mende, Saint-Alban et la Clinique du Gévaudan, le détachement de praticiens nécessaires au bon fonctionnement de leurs différents services ; enfin, la mise en oeuvre de mesures fiscales spécifiques pour les futures installations.