L'efficacité de l'action sociale menée par les collectivités locales telle qu'elle est aujourd'hui envisagée par le législateur dépend essentiellement de la volonté des élus à travailler ensemble et avec d'autres partenaires privés. Les propositions de ce rapport s'appuient sur l'expérience beauvaisienne. L'action sociale locale doit être perçue comme un moyen d'action commun mis en oeuvre par un ensemble de partenaires publics et privés au service d'un territoire dans son entier, sous l'angle du projet de développement local. Cette approche suppose la définition préalable d'un certain nombre de pré-requis : mise en place d'un droit minimum à l'action sociale locale opposable ; détermination des bons découpages territoriaux et des bons niveaux de territoire à prendre en compte : si l'organisation administrative positionne le département comme un acteur majeur de l'action sociale locale, l'intercommunalité offre une opportunité de proximité avec les bénéficiaires potentiels de l'intervention publique qui doit aujourd'hui faire l'objet d'une attention plus grande. Enfin, il convient de rompre avec la mauvaise coordination des différents partenaires et se donner les moyens d'associer, durablement, les acteurs privés et les institutions locales, en favorisant la mise en oeuvre d'un système de pilotage, à l'échelle du territoire.