« Dès le 19 janvier 2010, j'ai interpellé Roselyne Bachelot sur l'urgence sanitaire due à l'inquiétante prolifération des moustiques vecteurs de la dengue en Guadeloupe et en Martinique. Des Guadeloupéens et des Martiniquais meurent et, l'Institut national de veille sanitaire (INVS) dénombre plus de 9 000 cas avérés pour le seul département de la Guadeloupe. (...) J'ai interrogé madame la Ministre sur l'aspect inopérant de la délégation de gestion, voulue par la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, qui n'a pas permis d'atteindre les objectifs en ce qui concerne la formalisation des synergies nécessaires entre les services de la Préfecture et ceux du Conseil général de la Guadeloupe en matière de lutte anti-vectorielle. Je ne peux donc pas me satisfaire d'une réponse qui énumère l'état de la progression de la dengue dans le monde. Ni d'un hypothétique vaccin qui devrait être testé d'ici 2013 alors qu'il y a une urgence sanitaire. Il nous faut des mesures concrètes, des directives claires concernant les responsabilités de l'État et des services des collectivités. »